Submersibilité : article OF

  -21 Avril

La submersion marine va menacer le trait de côte

« Le récent rapport de Jean Jouzel à la ministre de l’Environnement prévoit une élévation de la mer de 50 à 80 cm d’ici à la fin du siècle », souligne Jean-Pierre Bigorgne, président de l’UADL (Union des associations pour la défense du littoral). Le littoral va donc être confronté à un risque majeur dans les prochaines décennies : la submersion marine.

Samedi 11, l’UADL a invité Céline Perherin, doctorante en géographie à l’UBO, à faire une présentation de cette problématique. Elle explique : « Dans le laboratoire Géomer à Brest, nous étudions les niveaux marins, l’impact de l’élévation des eaux et leur impact à la côte. » Le risque n’est pas seulement lié aux phénomènes climatiques aigus (ouragans) mais il peut être aussi insidieux (lors de la combinaison de grandes marées et de simples coups de vents).

Les collectivités vont devoir agir

Selon ces études scientifiques, la Bretagne n’est pas la région la plus exposée au risque de submersion marine. Par exemple, le sud-ouest atlantique vit déjà des situations dramatiques qui ont été soulignées par les médias. Céline Perherin : « La Bretagne possède peu de côtes basses. Cependant, il existe certains secteurs précis où le risque est important. Dans le sud-Finistère, les secteurs de Sainte-Marine, de Combrit, de l’Ile-Tudy, de Treffiagat et de Penmarc’h sont concernés. »

Face à ces évolutions irréversibles, les collectivités publiques vont devoir agir. Jean-Pierre Bigorgne : « Il sera nécessaire de revoir les documents d’urbanisme, comme le PLU (Plan local d’urbanisme). Les élus devront informer le public, mettre en place des plans de sécurité civile en cas de catastrophes et développer des stratégies locales en ce qui concerne les risques d’inondations. »

Une des tentations les plus fortes est de mettre en place des ouvrages de protection de la côte, comme c’est le cas à Mousterlin par exemple. Il en va de la sécurité des habitants du littoral. La pression immobilière conduit aussi à vouloir protéger des maisons ou des zones que l’on voudrait rendre constructibles. Mais ces ouvrages de protection, financés par l’argent public, sont très coûteux et ne laissent qu’un court répit, sans compter qu’ils modifient aussi le paysage. Des « Plans de préventions des risques littoraux » ont été mis en place dans une trentaine de communes du Finistère.


Doctorante en géographie à Brest, Céline Perherin souligne que le risque de submersion marine concerne certains secteurs précis du sud-Finistère. |

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