Prix Orange et Citron 2017

Prix citron 2017

Décerné conjointement à :

1) La préfecture de la région Bretagne et au Conseil régional de Bretagne pour l’échec du plan algues vertes 1. Le premier plan de lutte contre les marées vertes de 2010 à 2016 était doté de 117 millions d’euros. Si les responsables du plan, l’Etat et le Conseil Régional, se félicitent des résultats, force est de constater qu’à l’aube du deuxième plan pour la période 2017/2021, la situation des 8 baies concernées ne s’est pas améliorée. Les surfaces couvertes d’algues mesurées par survol aérien par le Centre d’Etude et de Valorisation des Algues (CEVA) n’ont pas baissé en 2017. Les ramassages d’algues vertes restent à un niveau très élevé. La baisse des taux de nitrates que l’on constate dans certaines rivières n’est pas plus importante sur le territoire concerné par le plan que dans l’ensemble du territoire breton.

Le deuxième plan pour la période 2017-2021 avec un financement de 55 millions d’euros sera-t-il plus efficace ?

2) La Chambre de Commerce et d’Industrie des Côtes d’Armor, qui, avec l’aide de subventions d’un montant total de 192.631 € accordées par le Fonds européen pour la pêche (FEP), l’Etat français, le Conseil régional de Bretagne et le Conseil départemental des Côtes-d’Armor, a fait construire en toute discrétion, et en évidente violation des dispositions de la loi Littoral, une plateforme de travail et de stockage de matériel ainsi qu’une déchetterie sur le terre-plein du Cannevez du port départemental de Saint-Cast Le Guildo dont elle est devenue le concessionnaire suite à ses travaux d’agrandissement.

Prix orange 2017

Décerné à l’unanimité au :

Conseil de gestion du Parc Marin Naturel d’Iroise pour avoir refusé une dérogation d’épandage dans une zone de protection conchylicole.

Ce conseil est composé de plus de 40 personnes qui représentent les services de l’Etat, les professionnels, les entreprises, les representants de l’agriculture et les associations.

Depuis plus de 10 ans, la situation sanitaire des coquillages ne cesse de se dégrader le long des côtes bretonnes à cause des pollutions bactériologiques et du développement des phyto planctons toxiques. Pour protéger les coquillages, la loi a prévu une zone de 500 m au bord du rivage qui est dite zone de protection conchylicole, zone sur laquelle il est interdit d’épandre du lisier et du fumier. Mais des dérogations pour épandre sur ses zones protégées sont accordées régulièrement par la préfecture du Finistère.

Le 23 novembre, le conseil de gestion avait, pour la première fois, à l’ordre du jour une demande d’avis simple pour un épandage dans la bande des 500 m sur la commune de Ploumoguer le long de la plage d’Ilien. Cette plage, placée en « qualité suffisante » depuis 2013, est touchée par des pollutions bactériologiques qui pourraient remettre en question les objectifs du plan de gestion du PNMI, à savoir l’atteinte de 100 % des eaux de baignade de bonne qualité. Le Conseil de gestion a émis un avis défavorable à la demande de dérogation d’épandage sur une zone de protection conchylicole. Vote à l’unanimité moins 4 abstentions.

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